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L'essentiel
Alors qu’aujourd’hui près de 70% des chefs d’exploitations ont plus de 46 ans, l’un des enjeux de la filière est d’améliorer les conditions de travail dans le but d’accompagner durablement celles et ceux qui y travaillent déjà, ainsi que d’attirer de nouveaux porteurs de projets. C’est dans ce cadre qu’un ergonome a visité 4 élevages afin de faire, par le biais d’observations et d’entretiens avec les éleveurs, un état des lieux des pratiques lors des chantiers d’insémination . Ce moment a été choisi car il impose des contraintes physiques importantes, qu’il s’agit d’un évènement primordial dans le cycle d’élevage et qu’il est aussi un moment où se retrouvent éleveur, prestataire et main d’œuvre extérieure. Une enquête auprès de 3 responsables de groupements et d’une entreprise de sélection a été ensuite réalisée afin de collecter les informations organisationnelle et structurelles de 179 chantiers. Enfin, des modifications ont pu être mises en place lors d’un chantier et les témoignages des intervenants ont été recueillis. Il a été constaté lors de l’enquête qu’il existe une grande diversité dans la réalisation des chantiers d’insémination, que ça soit au niveau de la main d’œuvre avec un nombre d’équipes variant de 1 à 4, composées de 1 ou 2 porteurs par inséminateur, au niveau de la taille des chantiers (200 à 2053 inséminations/équipe) et de leur durée (78 à 351 insémination/heure) ainsi qu’en terme de matériel à disposition tels que les chariots. Les contraintes physiques, quoi que largement partagées, semblent fonction de l’organisation des chantiers. Le chantier idéal, selon les inséminateurs et observations faites, serait donc d’avoir entre 450 et 500 IA/équipe, composée d’un inséminateur et deux porteurs équipés d’un chariot. Ce dernier permet en effet de faciliter le travail de l’inséminateur et de reposer le bras du porteur.