Publié le 14 mai 2025
Etude présentée aux 20èmes JRC en 2025

L'essentiel

– La société est préoccupée par le bien-être des lapins de chair qui est fortement influencé par les conditions de vie. Des systèmes alternatifs se développent, mais leurs effets sur le bien-être animal doivent être objectivés. Nous avons comparé certaines composantes essentielles du bien-être (comportement et stress), et les performances zootechniques (croissance et survie) de 60 lapins (? Hycole x ? PS119 Hypharm), élevés dans deux conditions de logement différentes de 38 (sevrage) à 70 jours : cages standard polyvalentes (groupe Cage) versus parcs avec jardin d'hiver (groupe Parc). Les animaux ont été pesés à 37 et à 70 jours. Le comportement a été mesuré par scan sampling à 48 et 70 jours d’âge selon un éthogramme défini (18 comportements et 5 catégories : locomotion, entretien, confort, exploration et interactions sociales). La corticostérone a été dosée dans le poil à 70j par une méthode Elisa en immunocompétition. Le poids des lapins à 70 jours a été plus élevé dans le groupe Parc (2,75 kg contre 2,46 kg, P < 0,01), tandis que la survie entre 38 et 70 jours a été similaire pour les deux conditions de logement (97 % contre 97,5 %, NS). Les niveaux de corticostérone dans les poils à 70 jours ont eu tendance à être plus élevés dans le groupe Parc que dans le groupe Cage (2,48 vs 1,76 pg/mg de poils, P= 0,08), mais reste dans l’intervalle des valeurs de référence décrites chez le lapin en croissance. Dans le groupe Parc, les lapins ont été plus actifs et ont exprimé plus de comportements d'exploration et de locomotion (marcher, courir, se dresser) et plus de comportements de toilettage alors que dans le groupe Cage, les lapins se sont plus reposés et ont eu plus d'interactions de contact (P < 0.05). Le système parcs avec accès à un jardin d’hiver a permis aux lapins d'avoir un répertoire comportemental plus riche. En conclusion, les présents résultats montrent que l'accès à un jardin d’hiver pourrait être une bonne solution pour améliorer le bien-être des lapins, en diversifiant le répertoire comportemental et en augmentant la croissance sans augmenter le stress ou réduire la viabilité des animaux.