Téléchargements
Télécharger l'article5 pages
L'essentiel
En cuniculture, l’alimentation est un poste important dans le coût de production du lapin de chair et toute stratégie visant à améliorer l’efficacité alimentaire sans pénaliser les performances zootechniques a un impact positif sur le bilan économique d’un élevage. Dans cette perspective, l’objectif de cette étude était de comparer les effets de deux aliments maternité sur les performances de lapines PS Hyplus OPTIMA et celles de leurs lapereaux en condition d’élevage. Les deux bases alimentaires se différencient par leur niveau de concentration énergétique. Deux groupes de 68 femelles de différents rangs de portée ont été constitués et suivis sur 4 mises- bas. De MB-7j à MB+25j, un aliment maternité du commerce a été distribué à volonté au lot Témoin, tandis que le lot Essai recevait à volonté un aliment maternité au niveau énergétique plus concentré de 10%. De MB+26j à MB+35j, les 2 groupes ont reçu un même aliment pré-sevrage du commerce, distribué selon les mêmes modalités d’alimentation. En période d’engraissement, les lapins ont été alimentés avec un même aliment engraissement du commerce, selon la même stratégie d’alimentation. Les résultats ont montré que les lapines du lot Essai ont eu une baisse de consommation de leur aliment de 15% par rapport au lot Témoin, alors que la hausse du niveau d’énergie de l’aliment était de 10%. D’autre part, en période présevrage, le lot Essai a maintenu un écart de consommation d’aliment qui a atteint -10% par rapport au lot Témoin malgré l’utilisation d’une base alimentaire identique. Alors que sur les 4 cycles consécutifs le lot Essai a eu un écart moyen de -8% d’ingéré énergétique sur l’ensemble de la période maternité, les lapines et les lapereaux des deux lots n’ont pas présentés de différences de performances zootechniques. La régulation partielle d’ingéré énergétique du lot Essai sans contre-performances zootechniques suggère une meilleure valorisation nutritionnelle de l'aliment maternité Essai par les lapines, avec un effet rémanent observé en période présevrage. La stratégie de concentration énergétique appliquée sur l’aliment maternité entraine un écart d’indice de consommation de -12% pour le lot Essai en période maternité et -2% en période d’engraissement, avec un effet de -5% sur l’indice global. Les résultats de cette étude réalisée en condition terrain illustre que l’efficacité globale d’un élevage de lapins peut être optimisée par un investissement nutritionnel apporté dès l’aliment maternité.